Bûcherons : accompagner une carrière à haut risque

Mis à jour le 18/02/2019

Les réalités du métier de bûcheron sont souvent peu connues. Profession à risque, près de 5% des bûcherons ne peuvent exercer leur métier jusqu’à la retraite en raison d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Mais le bûcheronnage n’est pas qu’un labeur à haut-risque, c’est bien souvent une passion pour ceux qui l’exercent et, pour nos forêts et notre quotidien, une nécessité. Afin de soutenir la profession, la MSA d’Alsace s’est entourée de ses partenaires et développe des actions de prévention et de formation en faveur des bûcherons. La première session s’est tenue en septembre 2017 et d’autres initiatives voient actuellement le jour.

Une action multi-partenariale

La MSA d’Alsace a été interpelée en 2016 par ses élus, notamment Patrick Bangert, forestier désormais retraité de l’Office nationale des forêts (ONF), sur la situation préoccupante des bûcherons. Un bûcheron meurt tous les 6 mois en forêt alsacienne dans l’exercice de ses fonctions, un sur 20 ne termine pas sa carrière en raison d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. 

La MSA d’Alsace a donc réuni les acteurs clé de la profession : la Caisse d’assurance accident d’Alsace (CAAA), l’ONF et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT), afin de mettre en place un plan d’actions de prévention et de formations en faveur des ces professionnels.