L'installation, la transmission

Mis à jour le 27/11/2019

Sylvie Meyer, Viticultrice à Zimmerbach, déléguée du 3è collège.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir déléguée MSA ?

Mon père siégeait au conseil d’administration, j'ai grandi en le voyant s’investir en tant que délégué. La MSA a toujours fait partie de mon quotidien. En voyant son engagement et sa détermination, j'ai su que ce rôle était important. C'est donc tout naturellement, après qu'il me l'ai intimé, que je me suis lancée à mon tour pour être déléguée.
 
J'ai découvert, en plus des missions d'ambassadeur, un rôle de facilitateur important. Discuter avec nos semblables tout en portant une casquette MSA permet de porter les messages du terrain et de faire évoluer les choses, de faciliter le dialogue, de libérer la parole et de permettre d'obtenir des vrais changements.
 
 

Si l’on vous parle de transmission et d’installation, qu’est-ce que ce sujet évoque pour vous ?

En 2006, mon papa nous a, à mon frère et moi, transmit l'exploitation. Nous baignions dedans depuis toujours, la transmission s’est faite en douceur du point de vue professionnel. Cet acte de passation est essentiel pour l'avenir du monde agricole. Il permet de conserver une exploitation ainsi que d’y apporter des modifications inspirées de nouvelles techniques. Une exploitation représente avant tout un patrimoine auquel nous tenons et que nous ne voulons pas perde. Certains diront que c’est le plus grand fléau de l’agriculture. Transmettre son exploitation, c’est lui donner un nouveau souffle, une nouvelle vision possible.
 
La MSA a été pour moi un véritable accompagnateur durant cette période transitoire. Même si nous sommes avertis et bien entourés, de nombreux points restent à éclaircir, surtout concernant les aides auxquelles nous pouvons avoir le droit. Nous avons obtenu de l'aide à l'installation, et la MSA a été présente dans chaque étape de cette phase. Je pense aussi qu'il est important d'ajouter que nous n'avons pas toujours conscience de la valeur de l'aide apportée par la MSA. C’est un véritable soutien psychologique et administratif.
 
 

Les élections 2020 approchent, avez-vous des conseils à donner aux adhérents ?

Voter est un acte citoyen, nous sommes en démocratie et devons utiliser ce droit pour faire entendre notre voix. Je ne connais pas d'autre régime aussi proche de son public, c'est une chance que nous avons de pouvoir nous faire entendre. Nous pouvons donner notre avis, envisager l'avenir du métier de manière collective, être décisionnaire de certains projets et aborder les difficultés rencontrées par notre filière particulière. La conjoncture du monde agricole est difficile, il est d'autant plus important d'endosser notre rôle de citoyen et de faire valoir un régime unique, pour une vocation unique.